mardi 14 octobre 2008

Le grand canyon des vanités humaines

Je viens de lire ce passage dans le roman indien "Loin de Chandigarh", un excellent bouquin je j'emporte avec moi dans le métro pour tuer les longues minutes d'attente.
Il est un peu dur envers NY, mais je pense assez vrai. Et c'est, entre autres impressions, à peu près ce que j'ai ressenti en émergeant pour la première fois dans les rues de Manhattan - mieux formulé, évidemment - ;-)

« Le trajet jusqu’à l’hôtel fut ennuyeux […] et je me réjouis que New York ne soit pas aussi spectaculaire que je l’avais craint. Puis le taxi pénétra dans Manhattan. En descendant devant l’hôtel, j’eu le souffle coupé.

Il était là, le grand canyon des vanités humaines.

Si jadis les églises médiévales se hissaient très haut pour engendrer la crainte de Dieu, ces immeubles de chrome, de pierre et de verre se surpassaient l’un l’autre pour engendrer la crainte des hommes. Des hommes immensément riches, dont les royaumes étaient des marques de fabrique, dont les généraux sillonnaient le monde, qui comptaient des esclaves parmi toutes les races, les régions, les sexes et les religions, dont les enseignes de néon étaient aussi grandes que des navires et bâfraient probablement plus d’électricité en une journée que la plupart des villages en un mois. »

Tarun J Tejpal, Loin de Chandigarh


2 commentaires:

La fée Kapad'bosse a dit…

C'est drôle que tu lises ce livre: je viens de le terminer, il y a une ou deux semaines! Très beau livre, j'ai du mal à en commencer un autre...

Saracroche a dit…

Hey Marion! Toute à fait d'accord, j'ai du mal à en commencer un autre aussi. J'espère que tu vas bien! bisous